Page de garde de mon premier cahier de dessins spécialement acheté pour faire des gags graphiques, très inspirés de petits trucs publiés dans le Spirou des années 90 :
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Le matin, suite à un sommeil agité, tu te réveilleras à l'aube en pensant : " Qu'à bien pu produire Julien Lauber depuis ma dernière visite ? "
Vers midi, en milieu de journée, tu te remettras profondément en question : " Que peut bien faire Julien Lauber en ce moment même pendant que je perds mon temps à m'alimenter ? "
Enfin le soir, après ton dur labeur, tu te demanderas fiévreusement : " Que peut bien nous réserver Julien Lauber à l'avenir ? "
Julien Lauber
Page de garde de mon premier cahier de dessins spécialement acheté pour faire des gags graphiques, très inspirés de petits trucs publiés dans le Spirou des années 90 :
On commence en copiant les meilleurs... :
Robert Crumb est le pape absolu de l'underground, son livre Mes Problèmes avec les femmes chez Cornélius fait que la presse reparle un peu de lui en ce moment. Et papa Robert
le peu qu'il dit c'est pas pour rien, il tient des propos peu consensuels au sein des pages du n°340 d'Art Press (s'il se prononçait dans Bodoï cela n'aurait pas
la même portée). Il pointe les limites des ruptures successives qui jalonnent l'histoire de l'art et rendent certains artistes "novateurs" où du moins leur donne du crédit dans la pensée
dominante du monde de l'art contemporain. Il balance sur Josef Beuys qui selon lui, si j'ai bien compris, c'est tellement rien ce qu'il fait (pas un rien "profond" mais plutôt un rien
"creux"). Il y a une véritable tradition de la rupture qui fait que de ne pas être finalement dans la rupture est peut-être plus subversif que s'y inscrire... Quel artiste porté
au pinacle actuellement par la critique est en rupture totale avec Duchamp ? En fait tous ces mecs sont vachement cohérents il ne sont en rupture qu'avec ce qui se faisait au début du
XXème siècle. L'homme qui a tué la savoir-faire à enfanté une flopée de "sous-sans-savoir-faire", mais c'est ça être hype, c'est s'inscrire de façon rationnel dans l'art, c'est se penser avant de
faire ou de pas savoir-faire voire de ne pas faire, tout se tient non par l'oeuvre autonome mais par tout le verbiage qui justifie et est condition de cette oeuvre, l'oeuvre n'illustre qu'une
pensée de l'artiste, mais putain où est passée l'énergie humaine dans tout ça ?
NB : entre autres dans ce numéro une interview de l'inénarrable Philippe Druillet !!! ;)