Une expo temporaire sur le thème Bang Bang (les pistolets quoi) est actuellement en cours. Des oeuvres déjà oubliées, des curioisités comme une toile figurative de Viallat, des tapis aux motifs kalachnikoviens, des fausses affiches de films de guerre du moyen-orient délicieusement ratées... Une série de dessins d'un artiste dont j'ai oublié le nom représentant des soldats en haut d'une colline en train de canardés et d'être canardés, le graphisme est très naïf. Ces dessins m'ont touché car ils me rapellaient vraiment mes premiers dessins où je commençais le dessin et l'histoire se déroulait sur une seule image, l'histoire se déroule par strates, couches successives, la lecture étant parasitée par le résidu du "passé", ce personnage vit, celui-ci meurt, il continue à se déplacer... la linéarité est totalement brouillée, mais l'ensemble est extrêmement vivant. Au sein de l'exposition était dissiminé en embuscade des silhouettes de personnages (quasi anthropomorphiques) souvent à contre-jour, elles surprenaient. Par effet de retournement s'est le spectateur qui était comme observé par les oeuvres...blablabla. Sinon au dernier étage était exposé ce qui devait être l'exposition permanente. Donc ci-après vous trouverez quelques images. Accumulation d'objets, pensés, mais ne pétant pas plus haut que leurs culs. On les observent derrière une vitre, au sein d'une mise en scène inspirée et thématique, comme des curiosités scientifiques, mais tout le monde peut se dire "un pote avait ça", "je connais ce bidule"... et de rajouté "ça a fini à la poubelle". C'est donc bien un plaisir émotionnel fondé sur la nostalgie qui nous assaille voire nous submerge, et on se sent bête en se surprenant à penser "il était bien (mieux) c'est emballage Bolino". En dépit de cela on peut se demandé s'il y a une réelle dimension esthétique. A vrai dire ça ne m'intéresse pas du tout, un peu comme chercher à définir la frontière entre pictural et graphique (si certains vois ce que je veux dire). J'ai envie de dire prend ton pinceau ou ta bite grand-père et produit. Tout comme le mot art est mort pour moi, je préfère le terme de création. Art ou non-Art c'est une dimension bourgeoise (je sais on a entendu ça mille fois), Buren c'est sans doute du grand art mais pas de la création, Raymond Raynaud c'est sans doute pas de l'art (ou brut) mais c'est de la création pure. Dans hiérarchie, il y a hiérar-. Pour en revenir aux vitrines d'expo à Sète, ce qui est très agréable à l'oeil c'est ce basculement, insaissant, de la figuration (d'un seul objet) à l'abstraction (de l'ensemble), on peut s'attardé sur tels détails revenir au tout, se perdre dans l'un et (est) dans l'autre, de l'objectal au monumental... du littéral au sentimental, au cheval, au carnaval, au sépultural.










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