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Le matin, suite à un sommeil agité, tu te réveilleras à l'aube en pensant : " Qu'à bien pu produire Julien Lauber depuis ma dernière visite ? "
Vers midi, en milieu de journée, tu te remettras profondément en question : " Que peut bien faire Julien Lauber en ce moment même pendant que je perds mon temps à m'alimenter ? "
Enfin le soir, après ton dur labeur, tu te demanderas fiévreusement : " Que peut bien nous réserver Julien Lauber à l'avenir ? "
Julien Lauber
J'ai envie de voir un film avec des petits êtres gras (certains pourraient être grands en fait). Le film se passerait dans une Amérique fantasmée et figée des années 50-60 sans être clairement daté à cette période. L'intégralité du métrage se passerait dans un bar style celui de Back To The Future avec de grandes vitres. Le film ne serait constitué que de plans serrés sur la tête de personnages uniques et de plans fixes assez larges pour montrer divers personnages dans ce lieu unique (mais qui changerait de couleurs) et ces personnages ne bougeraient pas durant toute la longueur du plan large comme sur une photographie (sans être figé dans des poses acrobatiques mais simplement assis ou debout, regardant ou non l'objectif). Les plans serrés débuteraient en fait sur la nuque des personnages qui pivoteraient (plus ou moins lentement) sur eux-mêmes et regarderaient la caméra. Le truc c'est que je veux que ces personnages aient de grosses joues (limite de la cellulite dessus), une coiffure gominée d'époque et de petites dents (voire des très grandes aussi). Et là invariablement je veux les voir sourire, qu'il y ait des plis, que leurs yeux (petits) disparaissent... et ça pendant une heure trente à deux heures. Et que dans 50 ans quand la planète sera recouverte d'obèses, on me dira que ce film c'était de l'anticipation.
Voici une liste (sans numerus closus) qui n'est pas un classement mais un ensemble de musique, films, livres... qui me touchent ou m'ont touchés. Peut-être que certaines de ces
références trouveront un écho dans votre histoire personnelle. Pour aujourd'hui très peu de chose, mais tout cela s'étoffera, si bien que la présente phrase n'aura plus de sens (mais je la
laisserai en ligne ;) :
MUSIQUE :
- Week-End Wars MGMT - Oracular Spectacular (2008)
- Waltz # 2 (XO) Elliott Smith - XO (1998)
- Love Will Tear Us Apart Susanna & The Magical Orchestra [d'après Joy Division] - Reprises Inrocks (2007)
- On My Shoulders The Do - A Mouthful (2008)
- Rainbow Man Busy P - Ed Rec Vol.2 (2007)
Le fanzinat est une activité louable, mais pas en soi. Comme tout il s'agit de voir quelles sont les motivations des gens qui s'y donnent. Empiriquement je dirai que le manque d'organisation, de
volonté et de dignité des participants (ne parlons pas encore d'auteurs) en est la plaie béante. Ce fanzinat gangrène l'amateurisme dans ce qu'il peut avoir de plus réjouissant : être
pompier, outsider, inaliénable. Or bien souvent ces petits despotes sans talent qui fondent leur publication ne désirent rien d'autre que reproduire avec leurs pauvres moyens (aussi bien
financier que graphique) des succès pérennes et pérennisés au lieu d'être le seul intérêt qu'ils offrent (et pas des moindres) à savoir publier autres choses que du mainstream. Une
érudition élitiste ou une démarche hors-normes ou subversives sont les conditions d'un bon fanzine, si le seul désir est de reproduire un putain de succès, une putain de routine vu et lu
ailleurs, partout, autant acheter ce succès et brûler le reste (perso je préfère le mettre à la poubelle et y cracher dessus). Un fanzine n'est bon que s'il est confidentiel, malade et coincé du
cul à la limite de l'autisme. La médiocrité des publications est grande... ok les mecs se font plaisir mais faîtes des blogs, ont économisera des arbres. Même au seconde degré ces bouses sont
infâmes car à l'origine elles se prennent bien souvent pour des entités gentiment drôles. Ainsi la vanne de départ est foireuse en diable au premier, car nulle, comme au second degré, car
sans ambition. Le fanzinat à ce niveau n'est qu'un dépôt des rebuts du consensus déjà bien mou et bien-pensant où se stocke des ratés heureux d'être entre eux au chaud dans leur merde
collective.
Un dessin que vous ne verrez finalement jamais dans Coin-Coin :

Con de Coin-Coin